Le Directeur du CNAMS, l’Ambassadeur Papa Maguèye DIOP, a reçu, le 29 février 2024, une délégation du Comité International de la Croix Rouge (CICR) conduite par Mme Simona FERRARA, Coordonnatrice Protection à la Délégation Régionale de Dakar.
Au cours des échanges, les deux parties ont abordé divers sujets d’intérêt commun. Ainsi, elles ont évoqué la question relative au Rapport de transparence du Sénégal au titre de l’article 7 de la Convention sur les Armes à Sous-munitions (CCM) où le CICR joue le rôle d’assistant technique pour les Etats en vue de les aider à intégrer dans leurs législations nationales les dispositions de cette Convention.
En marge de sa participation à la 21ème Conférence des Etats-Parties à la Convention d’Ottawa sur l’Interdiction des Mines antipersonnel, qui s’était tenue à Genève, du 20 au 24 novembre 2023, le CNAMS avait été interpelé par le Secrétariat de la CCM sur les retards de transmission des rapports du Sénégal de 2019 à 2022. Ensuite, les démarches ont été entreprises à l’endroit des différents Ministères impliqués à savoir ceux en charge de l’Intérieur, de la Justice et des Forces Armées pour une mise à jour ; les deux derniers ont déjà réagi par la transmission du formulaire les concernant. La compilation de ces différentes contributions pour adopter la mouture d’un Document final se fera incessamment dans le cadre du Commission Nationale Consultative sur les droits de l’homme et le droit international humanitaire composée de membres de divers Départements et qui est sous la coupole du Ministère de la Justice. En accord avec le Secrétariat de la CCM, toutes les données des années 2019 à 2023 seront regroupées et transmises en un seul Rapport avant le 30 avril 2024.
Même si le Sénégal a signé et ratifié la CCM, il n’est pas pollué par les sous-munitions et n’a pas actuellement de préoccupations nationales à ce sujet. Malgré tout, l’envoi du rapport, même pour ne rien signaler, le cas échéant, est une obligation annuelle pour tous les Etats-Parties.
Le Secrétariat de la CCM, le CICR et le CNAMS ont convenu que le Sénégal, connu pour son engagement pour la paix universelle et son dynamisme dans tous les processus diplomatiques de désarmement international, de promotion de la sécurité et de consolidation du droit humanitaire, gagnerait à s’inscrire également dans un processus d’adoption d’une loi d’application nationale de la CCM, comme il l’a fait dans la problématique des mines antipersonnel.
Le CICR s’est réjoui de voir que le mouvement a été relancé, en réitérant sa disponibilité à apporter tout soutien technique. Il en a profité pour revenir sur sa prise en charge pendant de nombreuses années de l’appareillage orthopédique des victimes de mines ainsi que sur son projet d’Education au Risque des Engins explosifs en Casamance, qui a dépassé les objectifs assignés avec 6 000 personnes touchées sur 5 000 ciblées ; le rapport y afférent a été partagé avec le CNAMS.
En outre, le CICR a informé du renforcement du dispositif des volontaires en vue d’élargir la liste des villages à couvrir par les activités de sensibilisation.
Enfin, le CNAMS et le CICR se sont accordées sur la nécessité d’une harmonisation de la Base de données des victimes de mines, au travers d’un recoupement entre les chiffres du Centre et ceux détenus par l’Association des victimes. En ce qui concerne le Centre d’Appareillage orthopédique en construction par l’Initiative Solidaire des Actions de Développement (ISAD), le CICR a sollicité le plaidoyer du CNAMS en faveur d’une mise à disposition par les Autorités compétentes des personnels nécessaires.
